Related Articles















Affaire Jean Omari: Ces affirmations du prévenu Tumsifu Magloire qui déchargent le Pasteur

25 octobre 2022
IMG-20221025-WA0001.jpg
Partager avec :

Quelques jours après le début des audiences publiques dans l’affaire de kidnapping et enlèvement d’enfants opposant le pasteur Jean Omari, ses 3 coaccusés et le ministre public, l’un des prévenus considéré comme le cerveau moteur du dossier semble dédouaner le responsable de l’Église Emmanuel.

Pourtant dans sa déposition à la mairie le 30 septembre dernier, le prévenu Tumsifu Magloire après audition sur PV avait affirmé qu’il travaille avec le pasteur Omari comme commanditaire des kidnappings dans la ville de Goma, le même prévenu a, lors de la troisième audience du vendredi 21 octobre nié toutes les affirmations de la fois dernière mairie.

« Moi et le pasteur Jean Omari il n’y a jamais eu de contact avant ce dossier. Je ne le connaissais même pas avant » a-t-il dit devant le tribunal militaire, pourtant devant l’OPJ à la mairie, le prévenu Tumsifu avait cité nommément Jean Omari comme étant celui qui l’envoi pour kidnapper les enfants partout dans la ville» a-t-il dit.

Poursuivant, Tumsifu Magloire a ouvertement demandé pardon au pasteur Jean Omari et à son Dieu tout en affirmant que tout était planifié à la mairie.

«Quand on nous avait arrêté, la police a fouillé jusque chez moi à la maison. Mais deux jours après quand ils ont trouvé qu’il n’y avait aucune trace de kidnapping sur nous, un OPJ de la mairie qui avait tout monté et nous a demandé de citer le Pasteur Jean Omari» a dit le prévenu Tumsifu devant le tribunal militaire en kiswahili.

Le prévenu Tumsifu devant la barre

Après toutes les explications devant le tribunal lors de l’instruction du dossier conduit de mains maître par son président, le prévenu Tumsifu jugé comme moteur dans le dossier a fait savoir que tout le plan monté contre le pasteur Jean Omari de l’Église chrétienne pour toutes les nations Emmanuel était l’oeuvre du Pasteur Mulindwa Jules du Cité de réfugiés.

« pour la première fois, nous avions causé avec lui sur téléphone par appel audio par le truchement de l’OPJ de la mairie. Je lui avait demandé comment il s’appelait parce que nous nous étions déjà présenté. Il a répondu que je suis le pasteur Mulindwa Jules et vous me connaissez. Après, on a eu avec lui un appel vidéo, il nous a vu et nous l’avions vu aussi» a-t-il fait savoir.

Et d’ajouter « le pasteur Mulindwa Jules nous dit qu’il est à Kinshasa mais à son retour il nous a promis qu’à son retour on sera récompensé chaqu’un une parcelle» a-t-il ajouté.

Le prénommé OPJ de la mairie, qui serait à même temps agent de la DGI a été mis en arrestation préventive sur ordre du président du tribunal militaire de garnison de Goma en attendant la suite du dossier.

Le couple du pasteur Omari

A dernière audience du lundi 24 octobre, le commandant urbain de la police a comparu devant la barre en qualité de renseignant et en tant que celui qui a instruit en premier sur ce dossier.
Le ministère public a demandé à ce dernier d’éclairer à la religion de la Cour comment ses prévenus ont été arrêtés jusqu’à être amené au tribunal.

Après sa déposition, le Colonel Job Alisa renseignant dans cette affaire a, dans un audio qui circule sur les réseaux fait savoir qu’il est actuellement objet des plusieurs menaces qui pèsent sur lui et qui viennent des différentes horizons.

«Je suis menacé même par le tribunal parce-que j’ai dit la vérité que j’ai vécu. Je vais écrire et saisir les hautes cours militaires. Je pensais que dans ce dossier, la justice et la sécurité étaient sur une bonne voie pour connaître comment les enfants se font enlever dans la ville. Le tribunal veut innocenter le pasteur, c’est pourquoi ils sont pressés dans ce dossier. Ils ont donne même les escortes de l’auditorat à la femme du pasteur Omari , on ne sait plus on est dans quoi» a clashé le colonel Job.

Colonel Job Alisa

Il sied de rappeler que la suite de l’audience est prévue pour ce jeudi 26 octobre 2022 devant le tribunal militaire dans cette affaire qui oppose le ministère public au pasteur Jean Omari et ses co-prévenus arrêtés depuis le 30 septembre de l’année en cours.

Partager avec :