Bintou Keita déplore les violences contre la mission de l’ONU en RDC

1 octobre 2022
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La représentante de l’ONU en République démocratique du Congo, Bintou Keita a dénoncé, vendredi 30 septembre, devant le Conseil de sécurité, les récentes violences contre la MONUSCO dans le pays, qui selon elle, est visée par des manipulations et stigmatisations.

« Au cours des derniers mois, dans le sillage de la résurgence du M23 (mouvement rebelle, ndlr), la crise de confiance que connaissaient déjà la mission et la population congolaise dans l’est du pays s’est détériorée », a déclaré Bintou Keita, cheffe de mission de maintien de la paix.

Bintou Keita a condamné les actes d’incitation à la haine, l’hostilité et à la violence.

« Cette situation a offert un terreau fertile aux manipulations et stigmatisations contre la Monusco, menant à de nouvelles manifestations violentes et à de graves incidents causant la mort de plusieurs dizaines de manifestants et de quatre personnels de la mission »,  a-t-elle ajouté.

Fin juillet, des manifestants en colère avaient saccagé et pillé des installations de la Monusco. La mission, l’une des plus importantes de l’ONU dans le monde avec quelque 14.000 militaires, est notamment accusée d’inefficacité dans la lutte contre les groupes armés.

« Suite à ces incidents, le président de la RDC, Félix Tshisekedi a instruit son gouvernement à réévaluer le plan de transition afin d’accélérer le départ de la Monusco. Nous sommes pleinement disposés à travailler étroitement avec le gouvernement à cet effet », a indiqué Bintou Keita.

Après avoir amorcé un désengagement fin 2020, le Conseil de sécurité avait renouvelé fin 2021 pour un an le mandat des Casques bleus en RDC, en leur demandant de se concentrer sur le nord-est.

Dans son compte rendu du conseil des ministres du vendredi 30 septembre 2022, le porte-parole du Gouvernement, Patrick Muyaya, a indiqué que le président de la République, a appelé à la requalification du calendrier de retrait des casques bleus de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation en RD Congo (MONUSCO).

D’après la même source, le chef de l’État a souligné le fait que les faiblesses et limites de la MONUSCO ont été reconnues au plus haut sommet de l’administration onusienne.

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