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Conflit Téké-Yaka: L’administrateur du territoire de Kwamouth suspendu

29 août 2022
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En séjour dans le territoire de Kwamouth dans la province de Mai-Ndombe pour résoudre les problèmes à la base des conflits Teke-Yaka, la délégation gouvernementale a décidé de la suspension de l’administrateur de la zone en conflit. LIRE AUSSI

Selon le vice-Premier ministre Daniel Aselo,à la tête de la délégation gouvernementale, cette décision est prise le dimanche 28 août après les avis des différentes couches de la province recueillis par la délégation gouvernementale. Suite au comportement non responsable. Les chefs de la police et du renseignement ont également aussi changé.

Il était question pour le ministre Aselo et les autres membres du gouvernement qui l’accompagnent de s’imprégner de la genèse du conflit entre Téké et Yaka et ensuite les solutions à mettre en place pour restaurer la paix dans cette partie de la République.

Sept groupes au total parmi les consultés notamment les députés nationaux et provinciaux élus de Kwamouth, de chefs coutumiers, la société civile force vive de Kwamouth, les confessions religieuses, les notables Teke, des organisations de la jeunesse et associations des femmes.

Les chefs coutumiers comme les autres forces vives notamment de la société civile de ce territoire situé à plusieurs kilomètres de Kinshasa se dit surpris de la proportion que prend ce conflit qui au départ n’était simplement qu’un conflit de terres et une réclamation d’une redevance coutumière payée par les yaka depuis de décennies.

Les couches de population consultées ont exigé outre la fin de ce conflit et la restauration de la paix, le rétablissement de l’autorité de l’Etat, la nomination immédiate de nouvelles autorités territoriales, le désarmement des non originaires armés, des sanctions contre des commanditaires des hostilités.

Cette délégation conduite par le vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, Daniel Aselo, comprend aussi la ministre de la Justice Rose Mutombo, le ministre des Droits humains, Fabrice Puela et le ministre des Affaires sociales, Actions humanitaires et solidarité nationale, Modeste Mutinga.

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