Related Articles















L’origine de l’homme congolais racontée à la clôture du mois au centre culturel Andrée Blouin

30 septembre 2022
06DB022C-F0A9-4BBD-B54B-82944F55799E
Partager avec :
« Tout est bien qui finit bien », dit-on, cette expression a eu son sens ce samedi 30 septembre au centre culturel Andrée Blouin à Kintambo à Kinshasa. Cette journée marque la fin du thème : l’Afrique avant la colonisation », exploité dans diverses activités tenues dans ce centre tout au long de ce mois.

Le passé la clé du futur

Ce jour a connu le vernissage du livre « Baptême de Baptisés », un ouvrage de l’écrivain et historien autodidacte Didier Mumengi. Jeunes et vieux, réunis dans le grand salon du Centre culturel Andrée Blouin ont été emballés dans la recension de ce livre qui est un récit engagé, combinant les attraits de la fiction et de l’information documentaire.

Le sénateur Didier Mumengi a enlevé le flou persistant dans la tête de plusieurs qui se demandent toujours, d’où venons-nous ? Comment sommes-nous devenus les Congolais d’aujourd’hui ? Ce dernier a également parlé largement de l’arbre généalogique africain et de Mani Soyo, l’ancêtre commun de tout congolais.

Ainsi les jeunes et quelques vieux ignorants de cette histoire ont compris et applaudi ce mystère qui était jusque là caché. L’auteur a aussi jeté le fleure sur la personne de Andree Blouin, l’une des figures du panafricanisme.

Andrée Blouin et l’indépendance en Afrique

 

Un autre temps fort dans cette journée a été la présentation de la biographie de Andree Blouin. En plus d’être le nom donné à ce grand centre culturel ouvert à la communauté, Andrée Blouin est un grande figure du panafricanisme mais plusieurs l’ignorent ses prouesses.

De son vrai nom Andrée Madeleine Gerbillat, est née le 16 décembre 1921 dans le village de Bessou, en République Centrafricaine. Elle est le fruit de l’union d’une femme africaine d’origine Banziri et d’un commerçant français. À une époque où le mariage interracial était réprouvé, les enfants métisses étaient placés dans des orphelinats. Blouin n’y échappera pas. A l’âge de 3 ans, cette petite fille est arrachée à sa mère et enfermée dans un couvent des religieuses à Brazzaville, d’où elle ne sortira que 14 ans plus tard, raconte l’administrateur de ce centre.

« Révoltée par la ségrégation raciale dans les colonies européennes d’Afrique, Blouin s’engage pleinement dans les luttes politiques qui aboutirent à l’indépendance du Ghana, de la Guinée et du Congo » ajoute-t-il. Mme
Blouin a également travaillé dans le sillage de Patrice Emery Lumumba, l’artisan de l’indépendance de la RDC.

Briser le silence en Octobre

Le Centre Culturel Andrée Blouin est une plateforme offerte à la communauté en général et à la jeunesse en particulier pour promouvoir la connaissance et l’appréciation de la culture riche, ancienne et variée des peuples africains à travers la culture et l’art.

Ce Centre offre des thèmes mensuels qui touchent notamment à l’ autodétermination, l’autosuffisance, le panafricanisme et internationalisme. « Brisons le silence », c’est celui choisi pour ce mois d’octobre.

Partager avec :