RDC : Polémique autour des émoluments des députés nationaux, qui dit vrai ?

31 août 2022
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Les révélations de l’opposant Martin Fayulu sur les émoluments des députés suscite un débat au sein de la classe politique de la République démocratique du Congo (RDC). Selon le leader de Engagement pour la citoyenneté et le développement (ECIDé), un député touche 21.000 $. Cette affirmation tombe comme une mer à boire pour les élus du peuple.

Sans tarder, le collectif des députés nationaux de 26 provinces (C26) a sorti ses gonds , pour dénoncer « la calomnie et la diffamation contre les élus » dans la déclaration « erronée » de Martin Fayulu. Pour eux cette sortie médiatique vise à « soulever le peuple congolais contre l’Assemblée nationale» dit-il. avant d’exprimer leur un « profond » regret sur cette déclaration.

Ce collectif précise que l’émolument du député national est resté inchangé depuis 2021. conformément à la loi des finances, poursuit-il dans leur réplique, il n’atteint même pas 30% de la somme évoquée par des laboratoires bien connus.

Qui dit vrai ?

Un autre député national qui s’est confié à un média local, révèle que les élus nationaux touchent autour de 32 millions de francs congolais. A l’en croire, les émoluments sont répartis de la manière suivante: 15 millions de francs congolais comme émoluments, 7 millions FC invisibles, ainsi que 10 millions FC de réserve parlementaire.

Cette information a été vite contredite par le député national Bernard Kayumba qui a indiqué qu’un député national touche environ 7000 dollars américains.

Pour cet élu de la Lukunga, la sortie médiatique de Martin Fayulu n’est que du populiste qui tient à discréditer les élus nationaux vis-à-vis de la population. « Mais Martin Fayulu qui a allégué tout cela, n’a-t-il pas lu les crédits des émoluments alloués à l’Assemblée nationale ?», s’est-il interrogé.

Face à cette polémique, le collectif des députés nationaux de 26 provinces (C26) a dans une même déclaration promis d’éclairer l’opinion dès la rentrée parlementaire par rapport à la réalité des faits.

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