«Il est temps qu’une mission d’enquête indépendante soit dépêchée à Kishishe. Que le gouvernement mette tout en œuvre pour que ces enquêtes soient menées pour que les responsabilités soient établies» déclare Jean-Baptiste Kasekwa, député national élu de Goma, au cours d’une interview exclusive accordée à kt.cd ce mercredi 25 janvier.

24 heures après la libération de la localité de Kishishe par l’armée congolaise, Jean-Baptiste Kasekwa exige que les enquêtes ne tardent plus pour répertorier toutes les fausses communes annoncées par le gouvernement congolais appuyé par le bureau conjoint des Nations unies il y a quelques mois.

Ce membre de l’ECIDé de Martin Fayulu a, par la même occasion, fustigé le « silence » du gouvernement après le découvert d’autres fosses communes à Djugu, en Ituri et sur le massacre des civils qui se font aussi à Beni.

Il demande au bureau conjoint de l’ONU de redescendre sur le terrain après avoir publié son premier rapport préliminaire qui confirmait déjà la commission des massacres et la présence des fausses communes à Kishishe.

« Avec la libération de Kishishe, les populations sont disposées à donner des témoignages de manière libre. C’est pourquoi tous les partenaires soucieux de la justice à descendre sur le lieu pour que les responsabilités soient établies en bonne et due forme et que les coupables soient punis pour servir de leçon » a-t-il conclu.

La localité de Kishishe a été récupérée entre les mains des rebelles du M23 après d’intenses combats dans la journée du mardi 24 janvier 2023. Fin novembre, le gouvernement congolais avait dénoncé le massacre de plus de 131 personnes, parmi la population, perpétré par les rebelles M23. Ces derniers avaient captivé cette cité.

Paulin Aganze, licencié en Relations internationales de l'Université officielle de Bukavu. Journaliste basé à l'est de la RDC. Il couvre la ville de Goma depuis 2020 pour le compte de kt.cd